20141128

A moi, mes parents m'ont appris...

...à m'effacer lorsque je dois m'arrêter sur mon chemin ainsi que lorsque je croise quelqu'un. Déjà, là, le bât blesse. Par exemple, je traverse tous les jours la gare du Mans et suis obligé de slalomer entre les gens parce qu'il ne leurs semble absolument pas incongru de prendre la décision de s'arrêter et de la mettre aussitôt en pratique, où qu'ils se trouvent, au milieu du chemin, sans vérifier s'ils sont suivis, lâchant leur sac dans les jambes des autres, etc. Et s'il s'agissait d'un passage piéton, le feraient-ils de la même manière ? Ou une voie ferrée ou encore un escalier, une sortie d'ascenseur, une entrée de magasin, que sais-je encore ?
piéton au téléphoneAjoutons à ces situations déjà passablement fâcheuses un téléphone portable, ça devient pire encore. Cela crée une sorte d'isolement artificiel qui fait oublier à l'utilisateur le fait qu'il n'est pas seul. Il ralentit, s'arrête, repart, accélère, s'arrête de nouveau, la tête baissée, les yeux rivés sur l'écran de son téléphone. Il ne lui vient aucunement l'idée qu'il est en plein milieu du passage, que ses priorités électroniques ne sont aucunement celles de son environnement proche. Et que penser des groupes dans lesquels chaque personne n'est en relation et n’interagit qu'avec son appareil, son si précieux téléphone/tablette/pda/etc. ?

Eh, le piéton malpoli, idiot mais connecté, stupide mais isolé, adopteuncerveau.com !

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